Mardi 21 juillet 2009



Marie-George Buffet répond à la lettre de Martine Aubry


"Chère Martine, La situation du pays est grave. C’est par ces mots, que nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous adresser. Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les forces de gauche des responsabilités particulières, j’en ajoute d’emblée un second : si la situation du pays est grave, celle de la gauche l’est aussi. Et il y a des raisons à l’une et l’autre de ces situations. La crise que connaissent notre pays, l’Europe, le monde n’est pas une crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies, la domination renforcée des multinationales et des marchés financiers, et la croissance exponentielle des profits sur l’écrasement des revenus salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les partisans de ce système cherchent aujourd’hui une sortie de crise dont les salariés paieraient l’addition. C’est inhumain, profondément injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises sans s’attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et climatique est d’ailleurs le résultat des ces politiques de profit court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la nécessité d’apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le respect des populations et des éco-systèmes. L’hégémonie capitaliste sur le monde a de surcroît conduit à l’amplification d’une très grave crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux la légitimité de choix imposés aux populations contre leurs intérêts et ceux de l’avenir de la planète. C’est particulièrement vrai de la construction européenne actuelle, qui bafouant le « non » des Français en 2005 et exigeant aujourd’hui des Irlandais de revenir sur leur vote, s’acharne à mettre en œuvre le traité de Lisbonne et ses orientations libérales. La France est entrée dans cette crise alors même que la droite au pouvoir, avec à sa tête Nicolas Sarkozy, accélérait la mise en œuvre de toutes les politiques libérales dont la crise manifeste l’échec cinglant. La France et son peuple subissent ainsi, avec la crise capitaliste et la politique de Nicolas Sarkozy, une double peine. Si dans ces conditions le programme de l’UMP était mené à son terme, ce serait catastrophique pour l’avenir de notre pays. La France en sortirait défigurée. Conscient du danger, notre peuple a clairement manifesté ces derniers mois son opposition à la poursuite de cette politique. Mais sans alternative politique à la hauteur, cette opposition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance. Et la droite ne manquerait pas d’exploiter plus encore le désarroi que cela nourrirait. Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche. Mais il ne suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement, quand à l’évidence l’état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux débats sur l’analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer pour en sortir. Tu invites à défricher les voies d’une « nouvelle démarche de rassemblement à gauche ». Cela passe par une confrontation transparente, associant le débat public populaire, sur ces choix. La gauche est divisée et elle doit s’unir. Oui, mille fois oui, mais seule la clarté des choix et du projet à mettre en œuvre peut l’unir. Cela vaut à nos yeux pour toutes les échéances, sociales ou électorales. C’est d’ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu’à constituer une majorité populaire et politique, qui nous conduits à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons initié avec de premiers succès lors de l’élection européenne. Autant le dire franchement, si des mobilisations sociales ou des batailles parlementaires nous permettent de nous retrouver, et jamais nous ne refuserons les possibles fronts d’action contre la politique de la droite, nous ne percevons pas à l’heure qu’il est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur l’Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions, pour ne prendre que ces exemples d’actualité. Et que dire de la répétition d’alliances locales avec le Modem, en totale contradiction avec les intentions affichées dans ta lettre. L’état d’esprit constructif qui nous anime face aux dangers de la situation actuelle me conduit évidemment à accepter la proposition de rencontre que tu formules. La situation du pays et celle de la gauche sont suffisamment graves pour ne négliger aucune démarche de dialogue entre forces de gauche. Mais je le répète, c’est un échange sérieux que nous voulons, sur le fond des choix devant lequel se trouve la gauche, et non d’une démarche de façade ou de replâtrage."

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 juillet 2009



Georges Valbon nous a quitté, le samedi 18 juillet à l’âge de 85 ans. Le parcours de cet homme de conviction l'a amené à combattre toutes les injustices de notre siécle en intégrant très jeune  la résistance à l'occupation et en militant au Parti Communiste pour porter l'idéal de paix et de progrès qui caractérisait son engagement politique. Il mettra ainsi  ses convictions, son courage, son talent, au service de la population de notre département, territoire dont il fut le premier président du Conseil Général. Georges Valbon  était aussi un enfant de Bagnolet, ville dont il participa à la libération du joug Nazi avant d’y assumer la responsabilité de secrétaire de section du parti communiste.

C’est en gardant à l’esprit la force de son engagement au service du bien public et du progrès social  que les millitants communistes de Bagnolet présentent leurs  condoléances à sa famille et à ses proches.

 

Un article du journal l’Humanité

Disparition de Georges Valbon, résistant et bâtisseur

Fils d’immigrés italiens, il participa à la libération du territoire, aux portes de Paris, qui devint la Seine Saint-Denis, et dont il fut le premier président. Il est mort samedi dans sa quatre-vingt-cinquième année.

 

Il était une figure du communisme en Seine-Saint-Denis, qu’il a parcourue toute au long de sa vie de militant, du Bagnolet des années de jeunesse à Bobigny, où il a présidé le Conseil général dès 1968 à la création du département, jusqu’en 1993. La mort de Georges Valbon, samedi, a suscité une vive émotion dans le 93. Il fut parmi les plus importants artisans des réalisations sociales et culturelles audacieuses qui firent la fierté des collectivités gérée par les communistes. On ne peut réduire le rôle de Georges Valbon aux limites géographiques du territoire séquano-dyonisien, mais il incarnait à lui seul plusieurs caractéristiques de cette banlieue ouvrière depuis les années trente, où l’on travaillait dur, et où l’on se battait dur contre les patrons. Dans le combat de classe se forgeait la solidarité avec les travailleurs immigrés fuyant la misère, les persécutions antisémites, le fascisme ou le franquisme.

Georges Valbon est fils d’immigrés italiens. Son père Pie-Julien Valbon, a quitté le val d’Aoste où vient de triompher Mussolini. Après un court séjour à Lunery (Cher), lieu de naissance de Georges en 1924, la famille s’installe à Bagnolet.. Sa mère Cécile est couturière et Pie-Julien se fixe comme plombier couvreur. Bon élève, le jeune homme obtient son certificat d’études primaires avec mention très bien. Il passe ensuite le concours de l’école Chaix où pendant quatre ans il apprendra le métier de typographe. Avec l’occupation nazie, l’adolescent est rattrapé par le fascisme que ses parents ont fui. Il est encore élève typographe, quand il imprime ses premiers tracts antinazis sur les presses de l’école. 
Réfractaire au STO, il devient clandestin. En juillet 1944, lieutenant FTP il commande un groupe armé à Bagnolet, participe à la libération de la mairie des Lilas, puis de Montreuil, des forts de Rosny et de Romainville. Il combat les Allemands place de la République à Paris. Engagé volontaire en septembre 1944, il quitte l’armée en 1946 en refusant d’aller faire la guerre colonial en Indochine.

« Ce n’est pas, expliquera Georges Valbon, parce que des hommes, des femmes, des enfants sont nés pauvres qu’ils doivent avoir en enseignement au rabais. »

Dans le pays à reconstruire, Georges Valbon sera l’un des bâtisseurs de cette partie du département de la Seine, où il a combattu les armes à la main. À Bagnolet, d’abord, où il devient secrétaire de la section du parti communiste puis il occupe des responsabilité dans la fédération Seine-Nord-est. Jean-Claude Lefort, député honoraire du Val de Marne, et lui même originaire de Bagnolet, se souvient : « mes parents étaient les gardiens de la section, c’est là que je suis né. Georges n’a plus quitté notre vie depuis ces termps pourtant lointains. ». « C’était un homme d’unIe immense culture. Il a côtoyé les « grands » avec autant de bonheur que es simples gens ». Ce goût de la culture, cet amour de la musique ne furent pas un violon d’Ingres cultuvé dans le jardin secret de l’homme politique. L’ambition, révolutionnaire, des communistes de faire de la culture un bien commun a profondément marqué la gestion des communes puis du déparrement par les communistes. Dès 1970, la Seine-Saint-Denis comptait une trentaine de conservatoires. La cullture n’est pas un luxe, pas davantage qu’elle ne doit rester l’apanage des classes favorisées. Cette politique qui fait de l’accès aux activités culturelles une priorité recueille l’adhésion de la population. À Bobigny, dont Georges Valbon est maire de 1965 à 1996, la fréquenation du conservatoire de musique passe de 300 jeunes en 1971 à 1600 cinq ans plus tard. « Ce n’est pas, expliquera Georges Valbon, parce que des hommes, des femmes, des enfants sont nés pauvres, de par la responsabilité des riches qu’ils doivent avoir en enseignement au rabais. Notre consevatoire est un instrument de qualité, de lutte contre l’inégalité ». Ce qui vaut pour le droit des travailleurs à la musique, l’est tout autant pour les autres facettes du champ cultutrel. La Seine-Saint-Denis doit à cette gestion émancipatrice, le nombre de ses cinémas municipaux, de ces théâtres, du dynamisme de la création artistiques que tant d’habitants de la capitale découvrent dans le « 9.3 »

Tout en continuant d’excercer des responsabilités au plan national dans les instances du PCF, Georges Valbon ne sacrifia qu’une parenthèse de sa vie militante hors de son département. En 1982, après la victoire de François Mitterrand et la formation pour la première fois depuis 1947 d’un gouvernement à partcipation communiste, il accepta de quitter la présidence du département pour devenir président des Charbonnages de France à la demande du nouveau gouvernement. Le militant, habité par le sens de l’intérêt général, ne pouvait se dérober. Mais un an et demi plus tard, ne voulant servir de caution à une politiqiue s’éloignant des objectifs de 1981, Georges Valbon prenait ses responsabilité en démissionnant, neuf mois avant que les ministres communistes fassent de même en juillet 1984… Et revenait à Bobigny.

Jean-Paul Piérot

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009



Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l’Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.

La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, réduction massive de l’intervention publique au travers de la loi RGPP… Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l’on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu’il est urgent de contribuer aux luttes et à l’union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d’abord le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite .

Fort de ces convergences sur l’analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s’y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent d’oeuvrer au rassemblement le plus large autour d’un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.

Concernant les élections régionales :

Le NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d’urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie.

Le PCF, dans la poursuite et l’élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d’une réflexion sur les contenus d’une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l’influence et l’autorité d’élues et d’élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l’unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l’intérêt général au dessus des intérêts partisans.

Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d’aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.

- Parti Communiste Français 
- Nouveau Parti Anticapitaliste

La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny

La délégation du NPA était composée d'Olivier Besancenot,  Yann Cochin, Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Yvan Lemaitre ; Myriam Martin et Gérad Nicol.


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

 



Le G8 Alimentation s'ouvre en Italie du 8 au 10 juillet dans un contexte historique où la faim a atteint son plus fort niveau. Plus d'un milliard d'êtres humains dans le monde souffrent de famine et de mal nutrition. En avril dernier, le G8 de Rome s'était conclu par de louables intentions, mais un terrible aveu d'échec sur l'objectif de réduire d'ici 2015 de moitié les malnourris dans le monde, engagement pris lors du sommet mondial de l'alimentation en 1996. Lors de la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy avait promis des mesures pour lutter contre la volatilité des marchés. L'échec de cette dernière repose précisément sur la libéralisation au pas cadencé de la Politique Agricole Commune. Au vu du G8 des capitalistes, c'est dans les résistances sociales et les actions politiques que sont les clefs pour peser et mettre les véritables enjeux sur la table des discussions internationales; il faut en finir avec le cynisme, les promesses non tenues, le manque de volonté politique, les intérêts géostratégique, l'arme alimentaire, les dominations économiques, les dettes injustifiées, la spéculation alimentaire. Un nouvel ordre mondial s'impose au développement de la planète. L'alternative contre le G8 qui « gère » la faim doit être un G192 avec l'ambition d'éradiquer les politiques qui affament. De fait, l'objectif de nourrir la planète, oblige à la naissance d'un nouvel ordre alimentaire. Il s'agit d'un enjeu de civilisation avec au coeur un nouveau type de développement pour à la fois nourrir les femmes et les hommes et répondre aux questions environnementales, écologiques, climatiques, énergétiques. Le défi alimentaire du XXI siècle doit conduire les institutions internationales à faire respecter la souveraineté alimentaire qui est un droit fondamental des peuples. C'est aux États et aux peuples de définir librement leurs politiques agricoles et alimentaires avec l'exigence d'une réforme agraire axée sur la souveraineté alimentaire. Elle sera basée sur l'agriculture paysanne et la pêche artisanale car productrice de denrées alimentaires de qualité. Elle doit également garantir la rémunération du travail. A contrario des objectifs de l'OMC, les peuples souhaitent extirper l'agriculture du dumping social, économique, environnemental afin qu'elle réponde en priorité à des demandes alimentaires locales, nationales, régionales et mondiales. Toutes les régions du monde doivent définir et et organiser leur politique agricole et de la pêche en construisant leurs échanges par des coopérations. La réforme agraire s'accompagne de fait de la satisfaction des autres droits fondamentaux à la santé et à l'éducation. Cette nouvelle gouvernance mondiale pour l'alimentation doit s'affirmer indépendante des logiques actuelles de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale. La Souveraineté des peuples et l'expression démocratique de chacun en sont les préalables. Libérée de toute tutelle impérialiste au sein des Nations Unies, la FAO, dotée de moyens, peut être l'institution arbitrale des politiques publiques agricoles et alimentaires. Le PCF propose des mesures concrètes dans l'objectif d'un nouvel ordre alimentaire mondial.

 - Instaurer une clause de sauvegarde internationale lorsque les terres d'un pays sont menacées de spéculation et de détournement de la production.
 - Interdire la spéculation sur les matières premières agricoles et alimentaires, au niveau international comme pour des produits bancaires notamment ceux proposés en France.
- Taxer les importations abusives pillant les agricultures locales afin de financer la relocalisation des productions. Un nouvel ordre alimentaire pour nourrir la planète, c'est l'ambition que mettent les communistes dans l'objectif d'ouvrir des perspectives sur le front alimentaire.

►La guerre la plus meurtrière dans le monde est celle de la faim. 100 000 morts par jour. Un enfant de moins de 10 ans en meurt toute les cinq secondes.
►A voix basse, le G20 de Londres, a annoncé 850 millions de dollars « d'aide » aux pays en voie de développement... en confiant ce programme au FMI et à la Banque Mondiale.
 ►L'aide à l'agriculture, ne représente que 4 % de l'aide publique au développement. Seul 10 % des 22 milliards de dollars annoncés au sommet de Rome 2008, ont été déboursés pour la relancer. Le FMI et la banque Mondiale étranglent les pays en développement par leur plan d'ajustements structurels.
 ►Le poids de la dette est passé de 8 milliards de dollars en 1960, à 540 milliards en 1980, et aujourd'hui, 2600 milliards.
►Bruxelles sous l'influence des députés de droite et de sociaux libéraux a mené sa politique de frigos vides et de mises des terres en jachères alors que les enfants meurent de faim. En France aujourd'hui, 2,capitalisme « vert » est responsable de 75 % de la hausse des prix des aliments.
►Ces dernières années, les stocks alimentaires mondiaux n'étaient que de 56 jours; inférieur au seuil de sécurité fixé à 60. Les mégapoles de la pauvreté gonflent de par le monde. Plus d'un milliard de personnes manquent d'eau. Les fonds des mers sont raclés par les navires géants de la grande distribution. Le contenu des « assiettes » est livré au marché.
►De l'Uruguay Round à Doha, du GATT à l'Organisation Mondiale du Commerce, les peuples et leur paysannerie meurent aujourd'hui de la libéralisation des marchés agricoles.
PCF

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009



Le Front de Gauche à la Mutualité (Paris) : « Trois heures pour une alternative de gauche »
sur les thémes Transformation sociale/ Ecologie/ Droits et Libertés



 

Afin de poursuivre et d’amplifier la démarche du Front de Gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire organisent  Le Vendredi 3 juillet 2009 à partir de 18h A La Mutualité salle Richelieu Un forum-débat Intitulé *« Trois heures pour une alternative de gauche »* articulé autour de trois thèmes. Un certain nombre de personnalités, actrices et acteurs de la vie sociale ont accepté-e-s d’ouvrir les trois débats par leurs réflexions :

 

 

 1. La transformation sociale dans notre société, débat introduit par Annick Coupé (Union syndicale Solidaires- SUD) Maryse Dumas (CGT) et Gérard Aschieri (FSU)

2. Ecologie, un nouveau type de développement, débat introduit notamment
par Martine Billlard (Députée L’écologie/Les Verts) et Aurélie Trouvé
(Co Présidente d’ATTAC)

3. Droits et libertés, débat introduit par Evelyne Sire-Marin (ancienne présidente du syndicat de la magistrature), Roland Gori (professeur de psychothérapie à l’université, initiateur de « l’Appel des Appels ») et Dominique Noguères (Ligue des droits de l’Homme)

Tous ces débats auront lieu en présence de *Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet* qui réagirons sur ces différents thèmes.

L’ensemble de celles et ceux qui se sont réunis dans des comités de soutien au « Front de Gauche » sont invités à participer aux débats.

3 Juillet de 18h à 22h à la Mutualité ( salle Jussieu)
(24, rue Saint-Victor 75005 PARIS- Métro: Maubert Mutualité-Cardinal Lemoine)


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

C'est à nous de choisir!


 

Rassembleur et Solidaire


E-mail : pcf-bagnolet@wanadoo.fr

Liberté pour Salah Hamouri



La section PCF de Bagnolet s'associe à la mobilisation citoyenne qui demande la libération de Salah Hamouri, jeune Français palestinien détenu depuis 2005 par les autorités israéliennes sans la moindre preuve.
 A la suite de son arrestation à Jérusalem en mars 2005, Salah Hamouri, franco-palestinien qui aura bientôt 24 ans, va entamer sa 5e année d’emprisonnement en Israël. Accusé à tort de tentative d’assassinat, il a été jugé et condamné sans preuves ni aveux, et sans que sa défense puisse être assurée selon les règles fondamentales du droit. Il a été condamné à 7 ans d’emprisonnement il y a un an après trois ans d’interrogatoires, sur de simples présomptions.   L’arrestation, la condamnation, l’emprisonnement de Salah Hamouri sont illégaux au regard du droit international (car réalisés en territoire occupé par une puissance coloniale). Ce déni de justice doit cesser. Nous demandons aux autorités françaises, qui ne se sont pas mobilisées avant le procès, d’assurer leurs obligations envers notre jeune compatriote et d’intervenir immédiatement afin de le faire sortir de la prison israélienne.

Vous pouvez aussi écrire à Salah dans sa prison israélienne, afin de lui témoigner votre solidarité et l’assurer que des citoyen-ne-s de son pays, la France, entendent obtenir justice pour lui et le faire libérer :
Pour lui écrire:

Salah Hamouri

Doar nah Guilboa

10900-Beit shean

Israël

Terre et Paix!


Rassemblement du 10 janvier 2009 place de
la Mairie sous le mot d'ordre
"Halte au massacre à Gaza
Bagnolet solidaire du peuple palestinien"

Présentation

Front de Gauche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés