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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 17:05

 

 

 

 

Hier soir,  les élus de la municipalité étaient invités  à siéger pour la présentation de l’audit financier.

Un exercice classique en début de mandature, lorsqu’une ville change de couleur politique.

Mais à Bagnolet, si certains pensaient que l’on avait tourné la page du climat politique instauré par l’ex Maire, peu avare en attitudes méprisantes et aux outrages en tout genre, force est de constater que ce moment n’est pas encore arrivé.

De très nombreux membres de l’actuelle majorité ont porté le débat bien bas, le Maire n’étant pas en reste.  Nous avons entendu le 1er magistrat de la ville utiliser des ragots de couloirs, pour tenter de déstabiliser notre conseillère générale.  Avancer des insinuations, laissant planer le doute sur la probité de l’ensemble des élus de l’ex majorité. Une méthode indigne, qui jette le venin de la rumeur et de la suspicion,  sans craindre  d’alimenter  le populisme du «  tous pourris ». Car si Monsieur Di Martino dispose d’éléments pour saisir la justice, sa responsabilité est d’agir en ce sens au lieu de construire une sorte de «  tribunal populaire »,  pour soumettre à la vindicte de ses supporters des élus de l’opposition.

Oui ce fut bien un conseil municipal « extraordinaire »,  au sens qu’il sortait de l’ordinaire de la bienséance et de la dignité du débat.  Numéro pathétique de « petit procureur », allusions et propos diffamatoires,  attaques personnelles, rien ne fut épargné à l’auditoire. Et que dire du réquisitoire travestissant les faits, niant la réalité des divergences entre l’ancien Maire et  les élus du Front de Gauche ? Faut-il rappeler que ces divergences ont abouti à une rupture totale avec Marc EVERBECQ,  qui s’est notamment traduite  par un choix clair lors de l’investiture pour les municipales ? 

Les questions qui méritaient d’être longuement traitées, celles poussant le débat sur les réponses à apporter  aux attentes des Bagnoletais ont été quasiment  éludées. Seul importait pour le Maire et sa majorité de transformer le cœur de notre démocratie locale en une arène de très mauvais goût.

De par leur choix,  les communistes ont fortement contribué à tourner la page des méthodes et de la gestion de Marc EVERBECQ. Il reste pourtant encore du chemin à faire  pour apaiser le débat dans notre ville et le remettre au niveau des enjeux. Car il y a fort à faire pour redresser notre ville et lui éviter la double sanction des dérives de la gestion de Marc EVERBECQ et de l’austérité du gouvernement,  qui trouve à présent un relais  avec le nouveau Maire.

Les communistes ne verseront pas dans ces pratiques médiocres du règlement de compte. A nos yeux la seule règle qui compte,  c’est le bien public et l’intérêt général. Et nous ne lâcherons pas.

 Kamel Brahmi

 

 

 

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